Et l'identification des émotions fait bel et bien partie des étapes de régulation émotionnelle.
Mais ce n'est qu'une toute petite partie du processus si pointue et complexe que celui de la régulation émotionnelle.
Nommer une émotion peut soulager sur le coup, mais selon l'émotion et selon les circonstances qui l'ont générées, s'arrêter à la reconnaissance de la dite émotion peut aussi renforcer sa dysrégulation, cristalliser sa décharge ou valider sa contention.
Et ce n'est pas ce qu'on souhaite en général.
On souhaite que le patient puisse saisir le sens de cette activation émotionnelle, que cela lui parle plus qu'il ne le subisse.
On souhaite qu'il puisse utiliser cette émotion à bon escient, pour mieux se positionner, oser exister dans un rapport d'altérité sain et équilibré.
On souhaite qu'il se sente maître de la situation et qu'il sache exactement quoi faire pour accueillir, gérer et transmuter les émotions fortes que la vie lui fera, à coup sûr, vivre.